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Qu’est-ce qu’une IRM du rachis entier et à quoi sert-elle ?

Relu par Antoine Bouquet
Un patient allongé dans une machine IRM moderne dans une salle lumineuse avec une vue sur la forêt.

Une douleur de dos ne dit pas toujours où se cache le problème.

Quand plusieurs étages de la colonne sont en cause, une IRM du rachis entier permet de tout regarder d’un coup. Voici à quoi elle sert et comment vous y préparer.

IRM du rachis entier : les trois régions examinées en une séance

Vous avez peut-être entendu parler d’une IRM panrachidienne ou d’une IRM du rachis entier. Vous vous demandez ce qu’elle regarde.

Elle observe la colonne cervicale, la colonne dorsale et la colonne lombaire. Tout se fait pendant un même examen, du cou jusqu’au bas du dos. Selon le protocole, elle peut aller jusqu’au sacrum.

Ce qui la rend intéressante, c’est qu’elle voit des tissus que la radiographie distingue mal :

  • Les vertèbres, pour repérer une fracture, un tassement, une lésion osseuse ou une anomalie de la moelle osseuse.
  • Les disques intervertébraux, ces coussinets placés entre les vertèbres, surtout en cas de hernie ou de discopathie.
  • La moelle épinière, le cordon nerveux qui traverse le canal rachidien.
  • Les racines nerveuses, quand une douleur, une faiblesse ou des fourmillements laissent penser à une compression.
  • Les tissus autour de la colonne, dans la recherche d’une inflammation, d’une infection ou d’une tumeur.

La durée dépend du nombre de régions à explorer et des séquences nécessaires. Une IRM classique dure souvent une vingtaine de minutes. Un examen plus large peut en demander entre 20 et 40. Le centre vous indiquera le temps à prévoir lors de la prise de rendez-vous.

Les indications précisent les atteintes recherchées dans la colonne

Une maquette colorée de la colonne vertébrale et du bassin est posée sur une table dans un cabinet médical, avec un squelette et des affiches anatomiques en arrière-plan.
La zone examinée dépend notamment de l’emplacement de la douleur et des symptômes associés.

Le médecin ne prescrit pas une IRM du rachis entier pour chaque douleur de dos. Il la choisit quand il doit observer plusieurs niveaux de la colonne. Elle sert aussi à suivre une maladie qui peut s’étendre.

Certaines maladies peuvent toucher plusieurs niveaux

Les situations les plus fréquentes sont les suivantes :

  • Le myélome multiple, un cancer des cellules de la moelle osseuse, quand il faut rechercher des lésions vertébrales, une fracture ou une compression nerveuse.
  • La recherche de métastases osseuses, lorsque le contexte médical fait craindre plusieurs localisations dans la colonne.
  • Une suspicion de tumeur de la moelle épinière ou de ses enveloppes, pour préciser la position et l’étendue de la lésion.
  • Une infection vertébrale, comme une spondylodiscite, qui touche un disque et les vertèbres voisines.
  • Une maladie inflammatoire, par exemple une spondylarthrite, quand le spécialiste cherche des signes d’inflammation dans le rachis ou les articulations sacro-iliaques.
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Les douleurs nerveuses orientent vers un étage précis

Selon le siège de la douleur, le médecin examine un étage précis :

  • Une douleur cervicale qui descend vers le bras renvoie plutôt au rachis cervical.
  • Une sciatique ou une cruralgie conduit souvent à examiner le rachis lombaire.
  • Une douleur entre les omoplates, ou des signes neurologiques au niveau du tronc, peuvent justifier une exploration dorsale.

Pour une lombalgie récente, l’IRM n’est pas systématique. Le médecin la réserve aux douleurs qui persistent. Il la demande aussi en cas de symptômes neurologiques, de traumatisme important, ou quand le résultat changera la prise en charge.

Attention : une faiblesse qui progresse, des troubles de la marche, une perte de sensibilité étendue ou des difficultés urinaires ne doivent pas attendre le rendez-vous d’imagerie prévu. Ces signes nécessitent une évaluation médicale sans attendre.

Avant l’IRM du rachis, implants et métal doivent être signalés

L’IRM ne fait pas mal. Son champ magnétique impose pourtant des vérifications précises. Indiquez toute intervention, tout implant ou tout objet métallique présent dans votre corps. Faites-le au moment de la prise de rendez-vous, puis à nouveau à votre arrivée au centre.

La préparation reste généralement simple

Dans la plupart des cas, vous pouvez manger et boire normalement. Le jeûne ne concerne que certaines situations, comme une anesthésie ou un protocole particulier. Suivez alors la consigne donnée par le centre.

Des vêtements pliés, une montre, des lunettes, un téléphone, des clés et des bijoux sont disposés sur un lit.
Selon le centre, vous pourrez garder une partie de vos vêtements ou enfiler une blouse.

Prévoyez des vêtements confortables, sans métal. Selon le centre, vous garderez peut-être une partie de vos vêtements ou recevrez une blouse. Retirez les bijoux, la montre, les lunettes, les clés, les pièces de monnaie et le téléphone.

Le jour J, apportez :

  • Votre ordonnance ou la lettre du médecin
  • Votre carte Vitale
  • Votre attestation de droits
  • Le questionnaire de sécurité
  • Vos anciens examens utiles

Si une injection a été prescrite, prenez aussi le produit demandé par le centre.

Signalez une grossesse, ou une possibilité de grossesse, avant l’examen. L’équipe vérifiera l’intérêt de l’IRM. Elle adaptera aussi la conduite à tenir à votre situation.

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Certains dispositifs nécessitent une vérification préalable

Un implant ne rend pas toujours l’IRM impossible. La compatibilité dépend du modèle, de sa date de pose, de sa localisation et des conditions fixées par le fabricant. Le centre doit vérifier ces informations avant de vous installer.

Prévenez l’équipe si vous portez notamment :

  • Un stimulateur cardiaque ou un défibrillateur implantable
  • Un neurostimulateur ou une pompe implantée
  • Un implant cochléaire
  • Une prothèse, une plaque, une vis ou une tige métallique
  • Un clip vasculaire ou un ressort endovasculaire
  • Un éclat métallique, surtout près des yeux
  • Un dispositif dont vous ignorez la marque ou la compatibilité avec l’IRM

Le gadolinium sert dans certains examens injectés. Il améliore la visibilité de certaines lésions, des vaisseaux ou des zones inflammatoires. Le radiologue décide de son intérêt selon la prescription et les images obtenues.

Signalez aussi une maladie rénale, une ancienne réaction à un produit de contraste ou un traitement important. Le radiologue pourra demander une prise de sang. Il pourra aussi choisir un protocole sans injection.

Pendant l’IRM du rachis, le patient reste immobile dans l’appareil

Une personne allongée sur la table d’un appareil d’imagerie médicale, maintenue par des sangles au niveau du bassin.
Rester immobile pendant les séquences aide à obtenir des images nettes du rachis.

Vous êtes allongé sur le dos. La table avance lentement dans un tunnel ouvert aux deux bouts. Des antennes, placées près de votre dos, captent les signaux qui servent à fabriquer les images.

L’appareil fait des bruits forts et répétitifs. Le centre vous donne des bouchons d’oreilles ou un casque. Ils atténuent le bruit et permettent parfois d’écouter de la musique.

Il faut rester parfaitement immobile. Un mouvement rend les images floues. L’équipe peut alors refaire une séquence, ce qui allonge l’examen. Respirez calmement et suivez les consignes du manipulateur.

Si une injection est prévue, une perfusion est posée dans une veine du bras. Le produit est injecté pendant l’examen. Parfois, une première série d’images est faite sans contraste.

L’injection peut provoquer une sensation passagère au point de piqûre. Les réactions allergiques restent rares. Signalez tout de suite à l’équipe toute gêne, démangeaison ou malaise.

Rendez-vous et prix d’une IRM du rachis entier varient selon le centre

Une femme assise dans un salon tient un téléphone affichant une médecin en blouse blanche lors d’un appel vidéo.
Le secrétariat peut préciser les informations nécessaires pour organiser le protocole adapté.

Une IRM se réserve sur prescription médicale, et sur rendez-vous. À l’Imagerie Claude Bernard, c’est simple. Le service IRM se trouve au premier étage du Centre Coubertin. Il ouvre du lundi au vendredi, le matin et l’après-midi, selon les horaires affichés par le centre.

Avant votre IRM du rachis entier, ce qu’il faut vérifier
Cochez les points qui vous concernent avant de prendre rendez-vous ou de vous présenter au centre.

Un stimulateur cardiaque, une vis métallique ou un implant cochléaire doivent être signalés au centre, au moment de la prise de rendez-vous puis à l’arrivée.

Elle dépend de l’indication médicale. Si elle est demandée, le centre vous précisera s’il faut être à jeun.

Signalez-le avant l’examen. L’équipe vérifiera l’intérêt de l’IRM et adaptera la conduite à tenir.

Ces objets ne doivent pas entrer dans la salle d’examen à cause du champ magnétique.

Le secrétariat et l’équipe en ont besoin le jour de l’examen.

Comptez une vingtaine de minutes pour une IRM classique, jusqu’à une quarantaine pour un examen plus large.

Un mouvement rend les images floues et peut obliger à refaire une séquence.

Le prix dépend du nombre de régions examinées et de l’injection éventuelle. Demandez aussi la part prise en charge par l’Assurance Maladie.

  • Lieu : premier étage du Centre Coubertin
  • Jours : du lundi au vendredi
  • Créneaux : le matin et l’après-midi, selon les horaires affichés par le centre
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Pour obtenir un rendez-vous, préparez les informations qui permettent au secrétariat de choisir le bon protocole :

  • le motif précis de l’examen
  • la mention « rachis entier », « panrachis » ou « rachis et bassin », si elle figure sur la prescription
  • la présence d’une injection demandée
  • vos antécédents chirurgicaux et vos implants

Le prix dépend de la cotation de l’acte, du nombre de régions examinées et de l’injection éventuelle. Il varie aussi selon le secteur du radiologue et la facturation du centre. L’injection et le produit de contraste peuvent être facturés à part.

Avant de confirmer, demandez au centre :

  • le montant total à régler
  • la part prise en charge par l’Assurance Maladie
  • l’existence éventuelle d’un dépassement d’honoraires
  • le coût du produit de contraste, s’il est prévu

L’Assurance Maladie rembourse les actes d’imagerie dans la limite des tarifs conventionnels. Il peut vous rester une participation forfaitaire à payer. Votre complémentaire santé prend le reste en charge, selon les garanties de votre contrat.

Gardez en tête que cet examen répond à une question précise posée par votre médecin. Si une faiblesse progresse, si la marche devient difficile ou si des difficultés urinaires apparaissent, n’attendez pas le rendez-vous d’imagerie prévu.

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