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Infiltration L5-S1 sous scanner : déroulement, repos et risques

Relu par Antoine Bouquet
Un médecin effectuant une infiltration lombaire sous guidage scanner, avec des images de colonne vertébrale sur écran.

Une douleur qui descend dans la jambe peut gâcher vos nuits. Quand les traitements ne suffisent plus, l’infiltration est proposée, mais on se demande ce qu’elle implique.

Dans cet article, vous saurez comment se déroule l’infiltration L5-S1 sous scanner, si elle fait mal, combien de temps dure son effet, quel repos garder et quels risques existent.

Qu’est-ce qu’une infiltration L5-S1 ?

L’infiltration épidurale

L5-S1 est le niveau entre la cinquième vertèbre lombaire et le sacrum. Pour savoir comment le geste se fait, lisez notre page sur l’infiltration sous scopie.

L’infiltration épidurale est proposée quand une douleur qui part dans la jambe reste forte malgré un traitement bien suivi. Pour un mal de dos sans cette douleur, elle n’est pas proposée.

L’infiltration épidurale injecte un produit anti-inflammatoire autour de la racine nerveuse touchée. Le produit baigne cette racine et calme l’irritation.

On la propose surtout quand la douleur qui part dans la jambe résiste. Elle soulage à court terme, mais son effet reste limité et varie selon les personnes. Pour une sciatique par hernie discale, les données la soutiennent davantage.

L’infiltration foraminale

Les voies épidurale et foraminale visent deux zones voisines, mais leur niveau de précaution n’est pas le même.

CritèreVoie épiduraleVoie foraminale
Zone viséeL’espace autour de la racine nerveuseLa région où la racine sort du rachis
Ce qui guide le choixLa douleur qui part dans la jambeLa douleur, l’imagerie et l’avis médical
Produit injectéUn anti-inflammatoire autour de la racineDes corticoïdes particulaires, à éviter fortement, notamment l’Hydrocortancyl : risque d’accident ischémique neurologique

Le guidage par scanner

Le scanner montre la zone à traiter et la progression de l’aiguille. Si le trajet manque la cible, le radiologue le corrige pour éviter nerfs et vaisseaux.

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Avant le médicament, une petite quantité de produit de contraste iodé est injectée. S’il part dans un vaisseau, on le repère à l’image et on change la position.

La radioscopie, aussi appelée scopie, guide elle aussi l’aiguille, grâce à des images radiologiques. Pour voir concrètement comment elle se déroule, lisez le détail de l’infiltration sous scopie.

Aucune différence chiffrée de précision ou d’efficacité n’est connue entre la scopie et le scanner. Aucun chiffre ne permet donc de dire que l’un est plus précis que l’autre.

Préparer l’examen

Avant le jour de l’examen, rassemblez les documents que l’équipe va vous demander. Apportez l’ordonnance, les images et comptes rendus de votre scanner ou IRM, et la liste écrite de vos médicaments.

Avant votre infiltration L5-S1 : ce qu’il faut vérifier
Cochez les points qui vous concernent avant le jour de l’examen

Signalez-la à l’équipe avant le geste, car elle change la préparation.

Une chirurgie du rachis doit être signalée avant l’injection.

N’arrêtez aucun traitement seul : votre médecin et le radiologue décident.

Ces situations sont à signaler avant le geste.

L’équipe vous les demandera le jour de l’examen.

Certains centres les demandent, d’autres non.

Évitez les charges lourdes et le sport intense pendant au moins 24 heures.

Certains centres demandent aussi les résultats d’une prise de sang et le compte rendu d’une consultation préalable. Vérifiez auprès du centre avant de venir.

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Avant le geste, signalez à l’équipe :

  • Une allergie, surtout à un produit de contraste iodé, une opération du dos ou un trouble de la coagulation.
  • Une infection ou de la fièvre, une grossesse possible ou un diabète.
  • Les médicaments qui fluidifient le sang, comme l’aspirine, le clopidogrel (Plavix), les antivitamines K ou l’héparine.
  • N’arrêtez aucun médicament seul : le médecin qui le prescrit et le radiologue décident.

Comment se déroule l’examen

Le geste dure en général 15 à 20 minutes, installation comprise. Ce temps peut varier selon la voie d’injection : prévoyez une marge.

Une patiente allongée sur le ventre, couverte d’un drap blanc, est installée dans un appareil d’imagerie médicale tandis qu’une soignante se tient à côté.
L’installation précède le repérage de la cible, la désinfection de la peau et l’anesthésie locale.

Vous êtes le plus souvent allongé sur le ventre, sur la table du scanner. Restez immobile : le radiologue repère la cible sur des images avant de choisir le chemin de l’aiguille.

Voici les étapes du geste, de l’anesthésie à la surveillance finale :

  • Le radiologue désinfecte la peau, puis endort la zone avec une anesthésie locale.
  • Il avance l’aiguille en la suivant sur le scanner.
  • Il vérifie sa place avec une très petite dose de produit de contraste iodé, puis injecte le médicament lentement.
  • Vous restez ensuite en observation, environ 20 minutes dans certains centres, avant de rentrer chez vous.

La douleur, pendant et après

Pendant le geste

Pendant le geste, l’anesthésie locale limite la douleur, mais l’aiguille peut quand même gêner à l’endroit de la piqûre. L’injection peut aussi réveiller brièvement votre douleur habituelle. Pour en savoir plus, lisez les effets secondaires de l’infiltration épidurale.

La pression de l’injection peut faire monter la douleur quelques minutes, puis elle s’atténue souvent seule. Si vous ressentez des sueurs froides, des vertiges ou une baisse de tension, dites-le tout de suite à l’équipe.

Dans les jours suivants

Vous avez plus mal le lendemain ? C’est possible : pendant les 24 à 48 heures qui suivent l’injection, la douleur peut augmenter un moment. Une poussée de ce type ne veut pas dire à elle seule qu’il y a une complication.

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Si vous avez mal après le geste, un antalgique simple comme le paracétamol peut suffire, à condition que vous puissiez en prendre. Suivez les consignes de votre médecin avant de le prendre.

Repos et délai d’effet

Le jour du geste, évitez les efforts importants. Une activité légère reste possible si vous vous sentez bien.

Un repos relatif est conseillé le jour même et le lendemain. Pendant 24 heures au minimum, évitez les charges lourdes et le sport intense. Avant le geste, suivez aussi les consignes de jeûne avant un scanner.

La frise situe le jour du geste, le lendemain et les semaines suivantes ; le repos relatif et l’évitement des efforts importants sont conseillés pendant au minimum 24 heures.
Évitez les charges lourdes et le sport intense pendant au moins 24 heures ; la reprise d’une activité légère dépend de votre état.

Après le geste, une amélioration peut apparaître rapidement, mais le bénéfice complet prend parfois quelques jours. La douleur peut aussi rester inchangée.

Le soulagement dure plusieurs semaines, parfois plusieurs mois, mais cela varie d’une personne à l’autre. Il n’existe donc aucun taux de réussite unique. La cause de la douleur et la réponse de chacun changent le résultat.

Risques et signes d’alerte

Les complications possibles

Les complications sont rares, mais elles existent. Les risques principaux sont l’hématome, c’est-à-dire un amas de sang qui se forme au point de piqûre, l’infection et la réaction allergique au produit injecté.

Pour voir en détail les effets secondaires de l’infiltration épidurale, lisez la page dédiée.

Certaines complications sont plus graves. Des accidents neurologiques, dont des accidents ischémiques (un manque de sang dans le système nerveux), ont été rapportés après des injections rachidiennes.

C’est pour ce risque que les corticoïdes en suspension ne sont pas recommandés par voie foraminale. Vous comprenez donc pourquoi le médecin choisit la voie d’injection avec soin.

Les signes à signaler

Certains signes demandent une réaction rapide. Voici lesquels :

  • Une fièvre, ou une douleur anormale ou très forte : contactez rapidement votre médecin ou le centre qui a réalisé le geste.
  • Une difficulté à uriner, ou un engourdissement ou une faiblesse d’une jambe : contactez rapidement votre médecin ou le centre.
  • Une paralysie soudaine, ou l’impossibilité d’uriner : appelez tout de suite le 15 ou le 112 en France.

Retenez l’essentiel : l’infiltration L5-S1 sert à calmer une douleur qui part dans la jambe et résiste aux traitements. Son effet n’est jamais garanti et varie d’une personne à l’autre.

Si elle vous est proposée, parlez-en avec votre médecin. Demandez-lui pourquoi elle est indiquée dans votre cas et ce qu’elle peut vous apporter.

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