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En quoi consiste une IRM cardiaque avec injection ?

Relu par Antoine Bouquet
Un patient allongé dans une machine IRM, supervisé par un manipulateur, avec un écran affichant des images du cœur.

Une IRM cardiaque avec injection dure en général 30 à 45 minutes. Pendant ce temps, un produit passe dans votre veine et il faut parfois retenir sa respiration. On se demande ce qui se passe.

Je vous guide pas à pas dans l’examen.

IRM cardiaque avec injection : perfusion et tissus du cœur

Un examen sans rayons X pour explorer le cœur

Une IRM cardiaque avec injection repose sur un champ magnétique et des ondes radio. Pas de rayons X. Pas de radioactivité. C’est l’un des atouts de cet examen. Il fournit des images détaillées du cœur sans exposer votre corps à ces rayonnements.

Vous vous demandez à quoi il peut servir ? Il aide notamment à repérer :

  • une myocardite, c’est-à-dire une inflammation du muscle cardiaque
  • une séquelle d’infarctus, ou une zone de muscle qui manque d’oxygène
  • une fibrose, autrement dit une partie du muscle qui s’est transformée en tissu cicatriciel

Les images mesurent la fonction et les structures

Une maquette anatomique de cœur ouverte est posée sur un support dans une salle de cours, avec un squelette et des illustrations du cœur en arrière-plan.
Les séquences dynamiques permettent d’évaluer le volume des ventricules et la quantité de sang éjectée à chaque contraction.

Les premières séquences montrent la forme du cœur et la façon dont il bouge. Ensuite, on calcule le volume des ventricules, leur masse et leur fraction d’éjection. Cette dernière indique la quantité de sang envoyée à chaque contraction.

Les images renseignent aussi sur d’autres points :

  • les valves cardiaques, et le passage du sang entre les cavités
  • la perfusion, c’est-à-dire l’arrivée du sang dans le myocarde par les artères coronaires
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Zoom sur la perfusion : pendant une séquence très rapide, le produit injecté arrive d’abord dans les cavités du cœur, puis gagne le muscle. Une zone moins rehaussée peut signaler un défaut d’irrigation. C’est surtout vrai lors d’une IRM de stress.

Le gadolinium est injecté par voie veineuse pendant l’IRM

L’injection complète les séquences du cœur

Le gadolinium est un produit de contraste. On l’injecte dans une veine, le plus souvent au pli du coude. Il change brièvement le signal des tissus. Certaines différences deviennent ainsi bien plus visibles.

L’injection ne sert pas qu’à dessiner le cœur. Elle montre surtout la circulation du sang et la composition du muscle cardiaque.

Le protocole peut comporter :

  • une perfusion au premier passage, qui suit l’arrivée du gadolinium dans le myocarde
  • une séquence de rehaussement tardif, réalisée environ 5 à 15 minutes après l’injection, pour rechercher des zones de fibrose ou de nécrose

Il est fréquent de ressentir une sensation de froid ou de chaleur dans le bras pendant l’injection. Rien d’alarmant en général.

Une fuite autour de la veine reste rare. Signalez tout de même immédiatement une douleur, une brûlure ou un gonflement.

L’appareil synchronise les images avec votre cœur

Vous devez rester immobile et suivre les consignes du manipulateur. Plusieurs séquences demandent de bloquer votre respiration. Cela dure souvent 10 à 15 secondes.

Une IRM cardiaque standard dure en général 30 à 45 minutes sur la table. Un protocole plus complet, ou une IRM de stress, peut prolonger votre présence dans le service.

Les implants, les reins et les allergies imposent des précautions

Le matériel implanté doit être vérifié avant l’examen

Le champ magnétique peut poser problème. Signalez donc tout implant ou objet métallique. Même un dispositif posé il y a plusieurs années doit être signalé.

L’équipe vérifie notamment :

  • un stimulateur cardiaque ou un défibrillateur implantable, dont la compatibilité avec l’IRM doit être confirmée avant le rendez-vous
  • une valve cardiaque, une prothèse ou tout autre matériel posé lors d’une intervention
  • des éclats métalliques, surtout près des yeux ou dans la tête
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Un stimulateur compatible avec l’IRM permet parfois de réaliser l’examen. Le centre organise alors un contrôle avant et après l’imagerie. Cette compatibilité dépend du modèle complet et des conditions fixées par le fabricant.

Avant d’entrer dans la salle, retirez :

  • bijoux, montre et piercings
  • lunettes, cartes magnétiques et téléphone

Les réactions au gadolinium restent surveillées

Le gadolinium est en général bien toléré. Il peut parfois provoquer des démangeaisons ou de l’urticaire. Une réaction sévère reste exceptionnelle.

Des bijoux sur un plateau en marbre, une montre, des lunettes, deux cartes et un téléphone sont posés sur une étagère au-dessus de vêtements pliés.
Ces objets doivent rester hors de la salle d’examen, car le champ magnétique peut les attirer ou les endommager.

Prévenez l’équipe si vous avez déjà réagi à un produit de contraste. Dites-le aussi si vous souffrez d’asthme ou d’allergies. Ces informations aident à adapter la surveillance.

Les reins comptent aussi, car ils éliminent le gadolinium. En cas d’insuffisance rénale sévère, un avis médical approfondi est nécessaire. Une autre stratégie d’imagerie peut alors être choisie.

Le centre peut demander un dosage de la créatinine. C’est fréquent en cas de maladie rénale, après 65 ans ou selon votre état de santé.

Signalez enfin une grossesse ou un projet de grossesse. L’injection demande alors une décision médicale particulière, prise selon l’utilité attendue de l’examen.

La préparation et le jeûne varient selon le centre d’imagerie

Les consignes se vérifient avant le rendez-vous

Il n’existe pas de préparation unique. Certains centres demandent deux heures de jeûne. D’autres autorisent une alimentation habituelle.

Avant votre IRM cardiaque avec injection, vérifiez ces points
Cochez ce qui vous concerne pour préparer votre rendez-vous

Le champ magnétique impose de signaler tout dispositif, même posé il y a plusieurs années.

Ces informations permettent d’adapter la surveillance pendant l’injection.

Le gadolinium est éliminé par les reins, le centre peut demander un dosage de la créatinine.

L’injection demande alors une décision médicale particulière.

Les consignes varient selon le centre, il faut les vérifier avant le rendez-vous.

Ces objets doivent être laissés avant d’entrer dans la salle d’examen.

Le centre peut étudier une solution avant le rendez-vous.

Cette question se règle avec le centre ou le médecin prescripteur avant l’examen.

Vérifiez donc les consignes du centre qui réalise votre examen, et plus précisément :

  • Combien de temps rester à jeun, et si vous pouvez boire de l’eau
  • Si vous devez prendre vos médicaments habituels ou modifier un traitement
  • Quels documents apporter : ordonnance, analyses, anciennes images et comptes rendus cardiologiques
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Évitez les vêtements à boutons ou agrafes. Évitez aussi les fermetures métalliques et les tissus contenant des fibres métalliques.

Si le centre vous le demande, retirez aussi :

  • Le maquillage
  • Les crèmes
  • Le déodorant sur la zone examinée

La claustrophobie et les résultats se préparent aussi

Une soignante en tenue bleue explique un examen à une patiente assise devant un appareil d’imagerie médicale.
Signaler son appréhension avant le rendez-vous permet à l’équipe de discuter des solutions adaptées.

Prévenez le centre si vous êtes claustrophobe. Dites-le aussi si vous ne parvenez pas à retenir votre respiration quelques secondes.

Une solution peut être étudiée avant le rendez-vous.

Le centre transmet ensuite le compte rendu au médecin prescripteur. L’organisation dépend de chaque centre.

Une fois l’examen terminé, le compte rendu part chez votre médecin prescripteur. N’hésitez pas à lui poser toutes vos questions : c’est avec lui que vous pourrez comprendre ce que les images montrent de votre cœur et ce qu’elles changent pour la suite.

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