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Médecine esthétique : 7 repères pour choisir un médecin dermatologue en 2026

Relu par Antoine Bouquet
Médecine esthétique : 7 repères pour choisir un médecin dermatologue en 2026
Sommaire
  1. L’essentiel
  2. Les 7 repères pour bien choisir
  3. 1. Vérifier l’inscription à l’Ordre et la spécialité
  4. 2. Connaître les actes réservés et qui peut les pratiquer
  5. 3. Exiger une vraie consultation préalable
  6. 4. Regarder le cadre d’exercice et la traçabilité
  7. 5. Se méfier des prix cassés et des réseaux sociaux
  8. 6. Évaluer la formation continue
  9. 7. Lire une information loyale, sans promesse
  10. Tableau récapitulatif des vérifications
  11. Comment choisir son praticien en 5 étapes
  12. Les erreurs à éviter
  13. FAQ
  14. Un médecin esthétique peut-il injecter de la toxine botulique ?
  15. Comment savoir si un médecin est inscrit à l’Ordre ?
  16. Un dermatologue pratique-t-il la médecine esthétique ?
  17. Que faire en cas d’effet indésirable après une injection ?
  18. Pourquoi les injections proposées sur les réseaux sociaux sont-elles risquées ?
  19. En résumé

Consultation de médecine esthétique avec un médecin dermatologue dans un cabinet lumineux

Réponse rapide : en France, une injection à visée esthétique est un acte médical. Seul un médecin peut la réaliser, et la toxine botulique esthétique est réservée à quelques spécialités, dont la dermatologie. Pour choisir son praticien, on vérifie d’abord son inscription à l’Ordre et sa spécialité dans l’Annuaire Santé, puis la qualité de la consultation préalable, le cadre d’exercice et la traçabilité des produits. Un praticien sérieux explique aussi les limites, les contre-indications et les effets indésirables possibles.

L’essentiel

  • La France compte 2 928 dermatologues en activité, selon la Société française de dermatologie (février 2025), soit plus de 1 000 de moins en dix ans.

  • La toxine botulique esthétique (Vistabel) est un médicament de liste I, à prescription réservée à 5 spécialités : chirurgie plastique, dermatologie, chirurgie de la face et du cou, chirurgie maxillo-faciale et ophtalmologie.

  • L’ANSM a signalé 8 cas graves de botulisme après des injections illégales réalisées en août et septembre 2024, puis 3 nouveaux cas en octobre 2025.

  • Plus de 800 000 actes de médecine esthétique ont été réalisés en France en 2024, selon une question écrite publiée au Journal officiel le 28 octobre 2025.

  • Depuis le décret n° 2020-1662 du 22 décembre 2020, un médecin peut informer le public sur ses compétences, sans comparaison ni témoignage.

  • Exemple sur la Côte d’Azur : le Dr Artūras Kriukas, dermatologue à Menton, reçoit ses patients en 3 langues (français, anglais et lituanien) dans un centre de médecine esthétique.

Il exerce au sein du centre Era Esthetic Avenue, 39 avenue Félix Faure, qui indique que les actes médicaux y sont réalisés par un médecin dermatologue. Cet exemple sert de fil conducteur aux sept repères ci-dessous, valables pour tout praticien.

Les 7 repères pour bien choisir

1. Vérifier l’inscription à l’Ordre et la spécialité

Premier réflexe : consulter l’Annuaire Santé de l’Agence du numérique en santé (annuaire.esante.gouv.fr). Il affiche gratuitement le numéro RPPS, la profession, la spécialité, les diplômes et le lieu d’exercice de chaque professionnel. Le site du Conseil national de l’Ordre des médecins propose aussi une recherche « Trouver un médecin ». Avec 2 928 dermatologues en activité pour tout le pays, les agendas sont chargés : un rendez-vous rapide proposé par une personne introuvable dans ces annuaires doit alerter. Cette vérification ne prend que quelques minutes et ne dit rien de l’expérience esthétique, mais elle écarte d’emblée les faux praticiens.

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2. Connaître les actes réservés et qui peut les pratiquer

Tous les médecins ne peuvent pas tout faire. Le Vistabel, toxine botulique autorisée pour les rides, est un médicament de liste I « réservé à l’usage professionnel » et sa prescription est limitée à 5 spécialités, dont la dermatologie (base de données publique des médicaments). Exemple concret : le Dr Artūras Kriukas est médecin spécialisé en dermatologie-vénéréologie, formé à l’Université des sciences de la santé de Lituanie, avec une spécialisation à la clinique universitaire de Kaunas, et inscrit au tableau de l’Ordre des médecins en France. Son profil entre donc dans le cadre prévu pour ce type d’acte.

3. Exiger une vraie consultation préalable

Une injection ne se décide pas sur une photo envoyée par message. Le résumé des caractéristiques du Vistabel vise des rides « modérées à sévères » ayant « un retentissement psychologique important » : c’est au médecin d’évaluer l’indication. La consultation sert aussi à repérer les contre-indications listées par la Société française de dermatologie pour l’acide hyaluronique : maladies auto-immunes, terrain allergique sévère, grossesse ou allaitement. La SFD conseille en outre une visite de contrôle 15 à 20 jours après une première injection d’acide hyaluronique. Un praticien qui ne prévoit ni examen ni suivi ne respecte pas ces repères.

4. Regarder le cadre d’exercice et la traçabilité

Le lieu compte autant que le geste. En 2022, l’ANSM a reçu une quarantaine de déclarations d’effets indésirables liés à des injections clandestines d’acide hyaluronique : infections, contaminations par du matériel partagé, nécroses et risque de cécité en cas d’injection dans un vaisseau. Un cabinet ou un centre médical doit pouvoir indiquer le nom du produit, son numéro de lot et sa date d’injection. Demandez ces informations par écrit : elles seront utiles si un effet indésirable doit être déclaré plus tard.

5. Se méfier des prix cassés et des réseaux sociaux

Les « fake injectors » proposent des injections à bas prix, souvent via les réseaux sociaux, hors de tout cadre médical. La question écrite n° 10645 publiée au Journal officiel évoque plus d’une dizaine de cas graves de botulisme en 2024, tous consécutifs à ces pratiques. L’ANSM rappelle que la toxine botulique esthétique n’est délivrée que sur prescription et que sa vente en ligne au grand public est interdite. Un tarif très inférieur au marché, un rendez-vous à domicile ou un paiement en espèces uniquement sont des signaux d’alerte.

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6. Évaluer la formation continue

Les produits et les techniques évoluent vite : l’ISAPS recense 7,8 millions d’injections de toxine botulique réalisées par des chirurgiens plasticiens dans le monde en 2024. Un praticien à jour suit des congrès et des formations. Le Dr Kriukas, par exemple, participe aux congrès de l’European Academy of Dermatology and Venereology (EADV) et à l’IMCAS World Congress à Paris, selon sa page de présentation. N’hésitez pas à demander au praticien comment il se forme et depuis combien de temps il pratique l’acte envisagé.

7. Lire une information loyale, sans promesse

Depuis le décret n° 2020-1662, un médecin peut présenter son parcours et ses compétences, mais sa communication doit rester « loyale et honnête ». Il ne peut ni recourir à des témoignages de patients ni se comparer à d’autres médecins, et il doit afficher ses honoraires s’il présente son activité sur un site. Une page qui promet un résultat garanti, multiplie les superlatifs ou affiche des promotions agressives ne correspond pas à ce cadre. Préférez un praticien qui détaille indications, contre-indications et effets indésirables.

Tableau récapitulatif des vérifications

Point à vérifier

Où le vérifier

Ce qu’on doit trouver

Délai

Limite

 

Inscription et spécialité

Annuaire Santé, site de l’Ordre des médecins

Numéro RPPS, spécialité, lieu d’exercice

Quelques minutes

Ne renseigne pas sur l’expérience esthétique

Droit de prescrire la toxine botulique

Base de données publique des médicaments (Vistabel)

Une des 5 spécialités autorisées

Quelques minutes

Ne concerne pas l’acide hyaluronique

Consultation préalable

Premier rendez-vous

Examen, contre-indications, information écrite

1 rendez-vous

Dépend du temps accordé

Traçabilité du produit

Document remis après l’acte

Nom du produit, numéro de lot, date

Le jour même

Rarement remis spontanément

Suivi

Fiche patient de la SFD

Visite de contrôle à 15 à 20 jours (acide hyaluronique)

2 à 3 semaines

Non systématique pour tous les actes

Comment choisir son praticien en 5 étapes

  1. Notez le nom complet du médecin et vérifiez-le dans l’Annuaire Santé.

  2. Confirmez sa spécialité au regard de l’acte envisagé, en particulier pour la toxine botulique.

  3. Prenez une consultation dédiée, sans injection le même jour si vous hésitez.

  4. Demandez par écrit les produits utilisés, les effets indésirables possibles et le suivi prévu.

  5. Comparez l’information reçue avec les fiches de la SFD et les alertes de l’ANSM.

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Les erreurs à éviter

  • Choisir un praticien uniquement sur des photos ou des vidéos publiées sur les réseaux sociaux.

  • Accepter une injection à domicile, lors d’une soirée ou dans un lieu non médical.

  • Confondre médecin et esthéticienne : les injections sont des actes médicaux.

  • Oublier de signaler un traitement, une allergie ou une grossesse lors de la consultation.

  • Négliger un symptôme inhabituel après une injection au lieu de recontacter le médecin.

FAQ

Un médecin esthétique peut-il injecter de la toxine botulique ?

La prescription du Vistabel est réservée aux spécialistes en chirurgie plastique, dermatologie, chirurgie de la face et du cou, chirurgie maxillo-faciale et ophtalmologie. Un médecin sans l’une de ces spécialités ne peut donc pas le prescrire.

Comment savoir si un médecin est inscrit à l’Ordre ?

L’Annuaire Santé de l’Agence du numérique en santé affiche gratuitement le numéro RPPS, la spécialité et le lieu d’exercice. Le site du Conseil national de l’Ordre des médecins propose aussi une recherche par nom et par ville.

Un dermatologue pratique-t-il la médecine esthétique ?

Oui, beaucoup de dermatologues associent dermatologie médicale et esthétique. Leur spécialité fait partie de celles autorisées à prescrire la toxine botulique esthétique. Il reste utile de demander quels actes ils pratiquent et depuis combien de temps.

Que faire en cas d’effet indésirable après une injection ?

Recontactez d’abord le médecin qui a réalisé l’acte. En cas de vision double, de difficultés à avaler ou à respirer, consultez en urgence. Tout effet indésirable peut aussi être déclaré à l’ANSM, par un patient comme par un professionnel.

Pourquoi les injections proposées sur les réseaux sociaux sont-elles risquées ?

Elles sont souvent réalisées par des personnes non médecins, avec des produits d’origine inconnue. L’ANSM a signalé des cas graves de botulisme, des infections et des nécroses après ce type d’injections, parfois avec hospitalisation en réanimation.

En résumé

Choisir un médecin pour un acte esthétique commence par des vérifications simples : inscription à l’Ordre, spécialité, consultation préalable et traçabilité. La toxine botulique est réservée à quelques spécialités, dont la dermatologie. Une information claire, sans promesse ni prix cassé, reste le meilleur indicateur de sérieux.

 

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